L’étude JAMES 2024, publiée par la ZHAW (Université des sciences appliquées de Zurich), offre un panorama complet et actualisé sur les pratiques des jeunes Suisses en matière de loisirs et de consommation de médias. Avec une attention particulière portée aux smartphones, réseaux sociaux et aux comportements à risque, cette enquête représentative met en lumière des tendances essentielles pour élaborer des stratégies de prévention adaptées. Voici les points clés à retenir et leurs implications pour les parents et professionnels.
Les écrans au cœur des loisirs des jeunes
Selon l’étude, les jeunes consacrent une partie importante de leur temps libre à des activités médiatiques. Près de trois heures par jour en semaine et quatre heures par jour le week-end sont passées sur leur smartphone, principalement pour utiliser des applications de messagerie (WhatsApp, Snapchat), les réseaux sociaux (Instagram, TikTok) et visionner des vidéos.
Tendances majeures :
- Préférences médiatiques : Les applications comme YouTube, Netflix, et les jeux vidéo gratuits, notamment Brawl Stars, restent très populaires.
- Activités sociales et extérieures : Malgré leur attachement aux écrans, plus des deux tiers des jeunes continuent à pratiquer des activités physiques et à rencontrer régulièrement leurs amis.
- Différences par genre : Les garçons sont plus nombreux à jouer aux jeux vidéo, tandis que les filles préfèrent des activités comme la lecture ou l’écoute de musique.
Cyberharcèlement : une problématique récurrente
L’étude 2024 a approfondi l’analyse des comportements à risque, notamment le cyberharcèlement. Près d'un quart des jeunes interrogés ont été victimes d'insultes ou d'agressions verbales en ligne, et plus de 10 % ont été confrontés à des avances à caractère sexuel non souhaité. Ces chiffres révèlent un besoin urgent de renforcer les actions de sensibilisation et de prévention. Mais aussi de réglementer plus strictement l'accès à certains types de contenus. Voir aussi notre précédent article à ce sujet.
Les députés fribourgeois ont accepté il y a peu un postulat pour évaluer la nécessité d'un soutien rapide en cas de harcèlement et de cyberharcèlement (plus d'infos). Cette décision est réjouissante et viendra possiblement renforcer notre travail sur ce thème. Dans nos activités à REPER, nous mettons principalement l'accent sur :
- La coupure de la chaîne de harcèlement ou de cyberharcèlement le plus tôt possible. Nous travaillons notamment avec la méthode la préoccupation partagée pour y parvenir (voir un précédent article à ce sujet).
- L'encouragement du dialogue ouvert entre parents et enfants sur les risques liés aux interactions en ligne.
- Des propositions d'ateliers d’éducation numérique dans les établissements scolaires et pour les parents afin d'outiller les jeunes face aux dangers potentiels.
- La sensibilisation à l’importance de régler les paramètres de confidentialité sur les réseaux sociaux.
Une relation nuancée avec les écrans
Contrairement à certaines perceptions alarmistes, l’étude souligne que la plupart des jeunes adoptent une approche relativement équilibrée des médias. Ils continuent à valoriser les interactions sociales directes et les activités non médiatiques telles que le sport ou les loisirs créatifs. Toutefois, les écarts entre les groupes socio-économiques et les régions linguistiques montrent des inégalités d’accès et d’usage des technologies.
Des points de vigilance sont à avoir en particulier concernant la durée d’utilisation des écrans pour limiter les impacts négatifs sur le sommeil. Et également l'encouragement à activités variées pour éviter une présence trop importante des loisirs numériques.
Intégrer ces données dans la prévention
Les résultats de l’étude JAMES 2024 fournit des informations précieuses pour le travail préventif. Sur notre plateforme digiharmo.ch, vous trouverez des outils pratiques et activités de prévention adaptés aux jeunes. Ces ressources visent à promouvoir un usage équilibré et sécurisé des technologies, tout en renforçant les compétences numériques des enfants et des adolescents.









