Une simple photo peut suffire : comprendre les deepfakes pour mieux protéger les jeunes
Les progrès de l'intelligence artificielle permettent aujourd'hui de créer en quelques minutes des images ou des vidéos plus vrais que nature. Ces contenus, appelés deepfakes, étaient encore réservés à des spécialistes il y a quelques années. Désormais, de nombreux outils gratuits ou peu coûteux permettent à n'importe qui de modifier une photo ou de faire dire à une personne des paroles qu'elle n'a jamais prononcées.
Si ces technologies ouvrent des perspectives créatives intéressantes, elles soulèvent également de nouvelles questions en matière de protection des jeunes. Comment fonctionnent les deepfakes ? Quels sont les risques réels ? Et surtout, comment développer les bons réflexes ?
Une capture d'écran, et tout peut changer
Un message Snapchat qui disparaît après quelques secondes. Une photo envoyée dans une conversation privée. Une vidéo partagée dans un groupe d'amis. De nombreux jeunes ont aujourd'hui le sentiment que certains contenus sont éphémères et resteront confinés à un cercle restreint. Pourtant, il suffit parfois d'une simple capture d'écran pour que la situation change complètement.
Dans un monde où partager du contenu est devenu un geste quotidien, il est important de rappeler qu'un message envoyé peut toujours être conservé, enregistré ou diffusé, même lorsqu'une application promet qu'il disparaîtra rapidement.
Sharenting : faut-il publier des photos de ses enfants sur les réseaux sociaux ?
Une photo de vacances, un anniversaire, une rentrée scolaire ou simplement un moment du quotidien. Pour de nombreux parents, partager des images de leurs enfants sur les réseaux sociaux est devenu un geste naturel. Cette pratique porte même un nom : le sharenting, contraction des mots anglais sharing (partager) et parenting (parentalité). Pourtant, à l'heure de l'intelligence artificielle, de la reconnaissance faciale et de la circulation massive des données, cette habitude soulève de nouvelles questions. Comment partager sans surexposer ? Où se situe l'équilibre entre le plaisir de montrer et le respect de la vie privée de l'enfant ?
Notifications, vibrations, alertes : le vrai problème invisible des écrans ?
Ce n’est parfois pas le temps d’écran lui-même qui pose le plus de problème, mais toutes les interruptions qui l’accompagnent. Notifications, vibrations, badges rouges, sons, messages instantanés : nos appareils sont conçus pour capter notre attention en permanence. Et chez les enfants comme chez les adolescent·es, cette sollicitation constante peut avoir des effets bien réels sur la concentration, le stress ou encore le sommeil.
De plus en plus de jeunes se confient à l’IA : que révèle l’étude Pro Juventute 2026 ?
Parler à une intelligence artificielle de ses émotions, de son stress ou encore de ses difficultés personnelles semblait encore futuriste il y a peu. Pourtant, une récente étude de Pro Juventute montre qu’une partie des jeunes en Suisse utilise désormais des outils d’IA comme ChatGPT pour évoquer des préoccupations personnelles ou chercher du soutien. Une évolution qui interroge autant qu’elle éclaire les nouveaux rapports des jeunes au numérique.
Cliquer, c’est déjà croire ? Pourquoi ce que l’on choisit de regarder en ligne nous influence davantage
Vous cliquez sur une vidéo, un article ou un post. Un geste banal, presque automatique. Pourtant, ce simple clic pourrait déjà orienter votre perception de la réalité.
Des recherches récentes montrent en effet que le fait de choisir une information renforce la tendance à la croire. Autrement dit, sur Internet, nous ne sommes pas seulement influencés par ce que nous voyons, mais aussi par ce que nous décidons de voir.
Un shop pour accéder à nos outils de prévention sur les écrans
Les outils de prévention développés autour des écrans sont désormais accessibles via un shop en ligne. Celui-ci a été conçu pour en faciliter la mise à disposition, en particulier auprès des institutions fribourgeoises.
Version mini des Écrans ABC : un nouvel outil pour sensibiliser dès la petite enfance
Et si parler des écrans avec les tout-petits devenait simple, ludique et accessible partout ? Avec la version mini des Écrans ABC, REPER propose un nouvel outil pratique pour sensibiliser les familles et les professionnel·le, même dans des contextes où le temps et l’espace sont limités.
Réseaux sociaux et santé mentale : YouTube et Instagram dans le viseur de la justice
Ces derniers mois, plusieurs procédures judiciaires et enquêtes ont visé des plateformes majeures comme YouTube et Instagram. Au cœur des accusations, leur rôle potentiel dans la dégradation de la santé mentale des jeunes et l’utilisation de mécanismes conçus pour capter leur attention. Ces développements relancent une question essentielle : quelle responsabilité pour les plateformes numériques dans les usages et leurs impacts ?
Écrans et santé mentale des jeunes : que disent vraiment les études récentes ?
Les écrans sont souvent accusés d’être responsables d’une dégradation de la santé mentale des jeunes. Anxiété, dépression, isolement, etc., les inquiétudes sont nombreuses et largement relayées dans les médias. Mais que disent réellement les études récentes, notamment en Suisse ? Les écrans sont-ils la cause du problème ou un facteur parmi d’autres ? Décryptage pour y voir plus clair.
Nouvelle activité du programme Smartway : les écrans ont-ils leur place dans la chambre ?
Smartphone sous l’oreiller. Notifications tard le soir. Vidéos « juste encore une ». Il n'est pas rare que la chambre est un lieu d’usage des écrans chez les enfants et les adolescent·es. Mais est-ce un espace adapté et quels sont les risques et les enjeux ?
Pour aider les jeunes à réfléchir à cette question, nous avons développé deux nouvelles activités pédagogiques dans le cadre du programme SmartWay.
Réseaux sociaux : faut-il relever l’âge minimum à 16 ans pour mieux protéger les jeunes ?
Le débat revient régulièrement, mais il s’intensifie nettement ces derniers mois. Plusieurs pays envisagent (ou mettent en place) un âge minimum légal pour accéder aux réseaux sociaux, souvent fixé à 16 ans. En Suisse aussi, l’idée progresse et rencontre un fort soutien dans l’opinion publique selon une étude de la Berner Generationenhaus.
Derrière cette question, un enjeu central : comment protéger les enfants et les adolescent·es sans tomber dans une approche moralisatrice ou irréaliste ? À REPER, notre position est claire. La réponse ne peut pas reposer uniquement sur les familles et les jeunes.











