Et si les réseaux sociaux étaient enfin pensés pour les jeunes ?
Et si, au lieu d’apprendre aux jeunes à se protéger de réseaux sociaux pensés pour capter leur attention, on concevait enfin des espaces numériques réellement adaptés à leurs besoins ? L’Union européenne veut explorer cette voie en soutenant la création de nouvelles plateformes développées avec les jeunes, autour de la sécurité, de la vie privée et du bien-être.
La France interdit les réseaux sociaux aux moins de 15 ans : un tournant pour la protection des jeunes
Le Parlement français a récemment adopté une loi interdisant l'accès aux principaux réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Cette décision marque une étape importante dans la manière dont les pouvoirs publics abordent la protection des jeunes dans l'espace numérique.
Depuis plusieurs années, les inquiétudes grandissent face aux effets des réseaux sociaux sur la santé mentale, le cyberharcèlement, l'exposition à des contenus inappropriés ou encore la captation de l'attention. La France fait aujourd'hui le choix d'agir.
À REPER, nous estimons que cette décision va dans le bon sens. Non pas parce qu'il faudrait éloigner les jeunes du numérique, mais parce qu'il devient indispensable de mieux encadrer des plateformes qui n'assument pas suffisamment leur responsabilité envers la protection de la jeunesse.
Une simple photo peut suffire : comprendre les deepfakes pour mieux protéger les jeunes
Les progrès de l'intelligence artificielle permettent aujourd'hui de créer en quelques minutes des images ou des vidéos plus vrais que nature. Ces contenus, appelés deepfakes, étaient encore réservés à des spécialistes il y a quelques années. Désormais, de nombreux outils gratuits ou peu coûteux permettent à n'importe qui de modifier une photo ou de faire dire à une personne des paroles qu'elle n'a jamais prononcées.
Si ces technologies ouvrent des perspectives créatives intéressantes, elles soulèvent également de nouvelles questions en matière de protection des jeunes. Comment fonctionnent les deepfakes ? Quels sont les risques réels ? Et surtout, comment développer les bons réflexes ?
Une capture d'écran, et tout peut changer
Un message Snapchat qui disparaît après quelques secondes. Une photo envoyée dans une conversation privée. Une vidéo partagée dans un groupe d'amis. De nombreux jeunes ont aujourd'hui le sentiment que certains contenus sont éphémères et resteront confinés à un cercle restreint. Pourtant, il suffit parfois d'une simple capture d'écran pour que la situation change complètement.
Dans un monde où partager du contenu est devenu un geste quotidien, il est important de rappeler qu'un message envoyé peut toujours être conservé, enregistré ou diffusé, même lorsqu'une application promet qu'il disparaîtra rapidement.
Sharenting : faut-il publier des photos de ses enfants sur les réseaux sociaux ?
Une photo de vacances, un anniversaire, une rentrée scolaire ou simplement un moment du quotidien. Pour de nombreux parents, partager des images de leurs enfants sur les réseaux sociaux est devenu un geste naturel. Cette pratique porte même un nom : le sharenting, contraction des mots anglais sharing (partager) et parenting (parentalité). Pourtant, à l'heure de l'intelligence artificielle, de la reconnaissance faciale et de la circulation massive des données, cette habitude soulève de nouvelles questions. Comment partager sans surexposer ? Où se situe l'équilibre entre le plaisir de montrer et le respect de la vie privée de l'enfant ?
Notifications, vibrations, alertes : le vrai problème invisible des écrans ?
Ce n’est parfois pas le temps d’écran lui-même qui pose le plus de problème, mais toutes les interruptions qui l’accompagnent. Notifications, vibrations, badges rouges, sons, messages instantanés : nos appareils sont conçus pour capter notre attention en permanence. Et chez les enfants comme chez les adolescent·es, cette sollicitation constante peut avoir des effets bien réels sur la concentration, le stress ou encore le sommeil.
De plus en plus de jeunes se confient à l’IA : que révèle l’étude Pro Juventute 2026 ?
Parler à une intelligence artificielle de ses émotions, de son stress ou encore de ses difficultés personnelles semblait encore futuriste il y a peu. Pourtant, une récente étude de Pro Juventute montre qu’une partie des jeunes en Suisse utilise désormais des outils d’IA comme ChatGPT pour évoquer des préoccupations personnelles ou chercher du soutien. Une évolution qui interroge autant qu’elle éclaire les nouveaux rapports des jeunes au numérique.
Cliquer, c’est déjà croire ? Pourquoi ce que l’on choisit de regarder en ligne nous influence davantage
Vous cliquez sur une vidéo, un article ou un post. Un geste banal, presque automatique. Pourtant, ce simple clic pourrait déjà orienter votre perception de la réalité.
Des recherches récentes montrent en effet que le fait de choisir une information renforce la tendance à la croire. Autrement dit, sur Internet, nous ne sommes pas seulement influencés par ce que nous voyons, mais aussi par ce que nous décidons de voir.
Un shop pour accéder à nos outils de prévention sur les écrans
Les outils de prévention développés autour des écrans sont désormais accessibles via un shop en ligne. Celui-ci a été conçu pour en faciliter la mise à disposition, en particulier auprès des institutions fribourgeoises.
Version mini des Écrans ABC : un nouvel outil pour sensibiliser dès la petite enfance
Et si parler des écrans avec les tout-petits devenait simple, ludique et accessible partout ? Avec la version mini des Écrans ABC, REPER propose un nouvel outil pratique pour sensibiliser les familles et les professionnel·le, même dans des contextes où le temps et l’espace sont limités.
Réseaux sociaux et santé mentale : YouTube et Instagram dans le viseur de la justice
Ces derniers mois, plusieurs procédures judiciaires et enquêtes ont visé des plateformes majeures comme YouTube et Instagram. Au cœur des accusations, leur rôle potentiel dans la dégradation de la santé mentale des jeunes et l’utilisation de mécanismes conçus pour capter leur attention. Ces développements relancent une question essentielle : quelle responsabilité pour les plateformes numériques dans les usages et leurs impacts ?
Écrans et santé mentale des jeunes : que disent vraiment les études récentes ?
Les écrans sont souvent accusés d’être responsables d’une dégradation de la santé mentale des jeunes. Anxiété, dépression, isolement, etc., les inquiétudes sont nombreuses et largement relayées dans les médias. Mais que disent réellement les études récentes, notamment en Suisse ? Les écrans sont-ils la cause du problème ou un facteur parmi d’autres ? Décryptage pour y voir plus clair.











