Smartphone sous l’oreiller. Notifications tard le soir. Vidéos « juste encore une ». Il n'est pas rare que la chambre est un lieu d’usage des écrans chez les enfants et les adolescent·es. Mais est-ce un espace adapté et quels sont les risques et les enjeux ?
Pour aider les jeunes à réfléchir à cette question, nous avons développé deux nouvelles activités pédagogiques dans le cadre du programme SmartWay.
Pour les 8–12 ans : identifier les dangers
Avec “La chambre des dangers de Lockey”, les enfants explorent une chambre remplie d’indices et apprennent à repérer certains risques que peuvent poser les écrans, nommément :
- La lumière bleue qui perturbe le sommeil
- Les contenus choquants
- Le cyberharcèlement
- La perte de la notion du temps
- L’attractivité des écrans
- Les impacts sur les yeux
- Le grooming
L’objectif n’est pas d’effrayer, mais de développer l’esprit critique et d’ouvrir le dialogue.
À cet âge, la chambre est souvent un lieu sécurisant. Introduire un écran dans cet espace modifie la dynamique (accès non supervisé, usage nocturne, exposition à des contenus inadaptés, etc.).
Pour les adolescent·es : garder le contrôle
La version “Chambre 2.0 : décode les dangers” (dès 13 ans) va plus loin.
En plus des risques déjà présents dans la version pour les enfants, elle aborde en plus :
- Les notifications constantes et la difficulté à se concentrer
- Les FOMOs (peur de rater une information ou une sortie)
- La pression sociale
- L’impact sur l’activité physique
À l’adolescence, l’enjeu n’est plus seulement la règle, mais l’autonomie. Comment garder la main sur ses usages ? Comment trouver un équilibre ?
Vers un usage plus conscient des écrans
Les deux activités sont disponibles pour les professionnel·les sur la plateforme DigiHarmo et peuvent également servir de point d’appui pour ouvrir la discussion en famille. Elles permettent d’aborder la question des écrans dans la chambre de manière constructive, sans dramatisation, en mettant l’accent sur la compréhension des mécanismes et sur le développement de l’esprit critique.
Parler des écrans dans la chambre, c’est finalement aborder des enjeux bien plus larges (le sommeil, la santé, les relations sociales, la concentration ou encore l’équilibre de vie). La chambre est un espace intime, censé favoriser le repos et la récupération. Y introduire des écrans n’est pas anodin et mérite une réflexion adaptée à l’âge et au degré d’autonomie du jeune.
L’objectif n’est pas d’imposer une interdiction stricte, mais de redonner aux enfants et aux adolescent·es du pouvoir sur leurs usages. Se demander où et quand les écrans sont les plus adaptés constitue déjà une première étape vers un usage plus conscient et plus équilibré.









